Le compostage individuel et collectif par la transformation des ordures par les Lombrics (vers)


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Réveillons nous!

S.O.S Terre

Réveillons nous avant qu'il ne soit trop tard



Prenons enfin conscience de l'importance des Lombrics dans l'avenir de notre planète, qui est aussi l'avenir de nos enfants et petits enfants.

Bien peu d'entre nous ne soupçonnent même pas un instant l'importance des lombrics pour la terre et de tous les micro-organismes qui y vivent et que l'homme s'obstine à détruire voulant la richesse financière par une production intensive et soutenue en dépit des conséquences néfastes sur l'environnement (la faune, la flaure) et la santé humaine.

Les vers de terre sont des travailleurs infatigables et désintéressés. Ils ne sont jamais en grêve et travaillent pour nous sans se lasser...

Et nous, nous les exterminons...

Si les micro-organismes construisent le sol, celui qui le cultive et le fait fructifier n'est pas l'homme, mais le vers, les lombrics.

Ainsi que l'écrivait Darwin:

" peu d'animaux ont joué un rôle aussi important dans l'histoire du monde que ces créatures peu organisées ".

Et de conclure :

" tout l'humus de l'Angleterre est déjà passé et repassera de nombreuses fois dans le canal intestinal des vers.
Dans son tractus digestif, le vers de terre incube d'énormes quantités de micro-organismes qui, dans les déjections, deviennent la base de l'humus fertile. "

C'est sans aucun doute l'allié le plus utile de l'homme dans sa lutte pour la survie, et pourtant l'agriculture dite "moderne " le maltraite cruellement faisant passer le profit par dessus tout.

Une civilisation complexe ne peut se développer sans que les besoins agricoles essentiels du peuple soient satisfaits et, en cela, les vers de terre sont indispensables.

Un naturaliste anglais, Gilbert White, écrivait déjà :

" les vers semblent être les grands promoteurs de la végétation, perforant et allégeant le sol, rendant accessible aux pluies et aux fibres des plantes, en y entraînant des pailles, des hampes de feuilles et des brindilles, et surtout en rejetant un nombre infini de morceaux de terre. Les déjections des vers, c'est un fumier très fin pour les céréales et l'herbe…Sans vers, la terre deviendrait rapidement froide, avec des mottes sans fermentation, donc stérile… "


Les vers de terre peuvent produire plus d'humus, en un temps très court et à moindre effort, que n'importe quelle autre méthode.

Ils avalent de la terre qu'ils expulsent en une multitude d'infimes particules liées par le fluide intestinal. On obtient ainsi une terre très fine qui constitue, en surface, une couche fertile.

Même lorsque la matière organique abonde, les vers consomment une grande quantité de terre.

Ce mélange donne un humus riche, de texture parfaite, contenant plus d'éléments nutritifs pour les plantes que les matières dont il est dérivé.

Les déjections contiennent un pourcentage d'agrégats supérieur à celui du sol environnant.

Ces agrégats sont constitués de particules de sable, d'argile et de limon, qui groupées en larges unités, confèrent au sol une structure analogue à celle de miettes de pain.

Les expériences ont montré que le drainage des sols renfermant des vers de terre est de quatre à dix fois plus rapide que celui des sols qui en sont dépourvus.

Réciproquement, dans des sols sableux légers où l'eau a tendance à s'écouler directement vers le sous sol, les agrégats produits par les déjections des vers tendent à améliorer la rétention de l'eau.

Les vers déterminent le sol, sa texture, sa fertilité et sa capacité à supporter tout ce qui vit, particulièrement les plantes, base de notre alimentation.

Ils mélangent, creusent des galeries, fertilisent, produisent de l'humus.

Il faut les nourrir, car ils prolifèrent proportionnellement à la quantité de matière organique incorporée dans le sol, ainsi que leurs " ancêtres " les micro-organismes producteurs d'humus.

Même le vers rouge de fumier " Eisenia Foetida " qui vit dans le tas de compost où il transforme le fumier animal, ne peut vivre sans un apport abondant de matière organique en décomposition.

Par contre, il faut éviter l'emploi de produits chimiques qui font disparaître les vers, sans pour autant pallier à leur absence.

Une fois encore, l'agrobiologie s'impose comme la seule technique qui sait protéger les éléments de base que sont l'humus, la vie microbienne et aussi les vers de terre, pour ensuite bénéficier de leurs bienfaits.

Pour qu'une plante pousse, il ne faut pas grand chose :

de la terre, de l'eau et du soleil. La plante puise les éléments dont elle a besoin dans la terre et de la qualité de la terre dépendra la qualité de la plante.

La vie souterraine en agriculture bio est intense. Les milliards de petits êtres vivants dans le sol sont indispensables à la vie et par leur travail enrichissent le sol, on obtient ainsi tous les éléments dont la plante doit se nourrir et nous nourrir par la suite.

Avant, à l'époque où on n'utilisait pas d'engrais chimiques, il y
avait 8 tonnes de vers dans un hectare de terre. Aujourd'hui il en reste à peine 50 kilogrammes.






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