Le compostage individuel et collectif par la transformation des ordures par les Lombrics (vers)


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Travailleurs infatigables

Les Lombrics

UN TRAVAILLEUR INFATIGABLE: LE LOMBRIC





Il laboure le terrain, l'engraisse, détruit les ordures, facilite la dépollution, il se reproduit très facilement et il constitue aussi une excellente mangeaille.


Pour mangeaille

Le lombric est traditionnellement apprécié en tant qu'appât pour la pêche, et actuellement il joue le rôle d'Hercule écologique et de protéine pour certains élevages ou pisciculture.

En fait, le lombric est un manœuvre agricole sûr, à bon marché et infatigable, une véritable charrue oui laboure.

Doué d'un extraordinaire appareil digestif, le ver est un grand consommateur de fumier, d'ordures organiques et ses festins sont à base de marc de café, de peaux de bananes, de boites en carton et de boues résiduelles de papiers.

Ses excréments constituent un des meilleurs engrais naturels du monde, riche de nitrogènes, phosphates et de carbonate de potasse.




En plus, il est une excellente mangeaille pour les poulets et les animaux domestiques:

lorsqu'il est desséché, il est constitué de 70% de protéines.



Le lombric est un animal unisexe, un annélide hermaphrodite qui, n'étant pas capable de s'auto féconder, s'accouple avec d'autres lombrics donnant la preuve d'une vitalité sexuelle à faire envie aux lapins.

Après tout accouplement, pendant lequel les deux lombrics noués ressemblent à un turban d'Hindou, l'animal dépose des groupes d'œufs (protégés par une espèce de cocon) qui éclosent après deux ou trois semaines, en libérant en moyenne quatre petits chacun.

Dans des conditions normales, 2000 lombrics adultes peuvent produire plus d'un million de nouveaux individus au cours d'un an.

A première vue, on penserait que pour faire éleveur de lombrics, il suffit d'avoir une pelle et un seau.

Ce n'est pas exact. Elever des lombrics dans un but commercial, est exactement comme élever n'importe quel autre genre d'animal, avec la seule différence que les lombrics n'attrapent pas de maladies, mais sont des êtres ayant besoin qu'on s'occupe d'eux.

Les lombrics ont besoin d'un régime bien équilibré, et doivent être protégés du froid, de la chaleur et contre les animaux de proie, enfin ils doivent être ramassés avec beaucoup d'attention.

Il existe plusieurs milliers d'espèces de vers, y compris un monstre australien long de plus de trois mètres, qui vit dans la boue.

Le lombric d'élevage est doté de cinq cœurs et d'un estomac pour broyer l'alimentation, un corps caractéristique segmenté et légèrement soyeux.

Pour obtenir de bons résultats avec les vers, il faut toujours choisir les individus les plus forts, et les plus féconds. Les débutants peuvent commencer dans une cave ou dans un garage.

Le vermicompostage:





Composter ses déchets de cuisine lorsque l'on n'a pas de jardin, est-ce possible ?

Oui, grâce à une technique simple avec notre procédé L.B.R., le vermicompostage d'appartement.




En effet, on peut se confectionner ou acheter tout fait, un bac à vers dont les occupants sont capables de digérer les déchets de cuisine sans odeur, en occupant un minimum de place et en produisant de petites quantités d'un excellent compost et d'un engrais liquide naturel.
Aucune odeur, une hygiènne parfaite, aucune mouche.

Le ver à compost et son mode de vie:

Les vers du compost Eisenia foetida et Eisenia andrei ressemblent aux vers de terre mais en plus petits.

Ces habitants des couches superficielles du sol ont un goût prononcé pour les matières fraîches en décomposition. Voraces, ils consomment chaque jour l'équivalent de leur propre poids en déchets organiques !

On se les procurera facilement (voir notre boutique sur le même site), dans un tas de compost en maturation ou dans des commerces spécialisés (rares à l'heure actuelle).

La vie de ces animaux prolifiques est fortement influencée par la température, l'humidité et l'aération de leur milieu de vie.

La température idéale est comprise entre 15 et 25°C, en dessous de 5°C ou au-dessus de 30°C le ver peut mourir.

D'autre part la température influence son cycle de reproduction : à 10°C, il lui faudra 6 mois pour passer du cocon au ver adulte alors qu'à 25°C moins de 2 mois suffiront.


Ces vers sont très sensibles au manque d'aération et à la sécheresse. Il faudra donc maintenir une bonne humidité dans le bac, mais sans excès (les déchets de cuisine contiennent 85% d'eau, ils ne doivent en principe pas être humidifiés).

L'aération est assurée par les vers eux-mêmes lorsqu'ils creusent leurs galeries.

Il peut toutefois être utile de piquer avec un bâton le long des parois afin de créer des cheminées d'aération.

En ce qui concerne l'alimentation, les vers adorent les fruits et les légumes, le marc de café (avec le filtre), les sachets de thé, les céréales, les pâtes, les coquilles d'œufs (broyées)...

Veillez à couper les plus gros morceaux de fruits et légumes.

Par contre, les vers n'aiment pas du tout le papier glacé et de couleur, le sel, le vinaigre, les huiles, la viande, les os (ils n'ont pas de dents), le poisson et les produits laitiers.

D'une manière générale, les produits animaux sont donc à éviter :

Ils pourraient dégager de mauvaises odeurs et attirer les mouches.

Les vers n'aiment pas la lumière, si vous respectez les conditions énoncées ci-dessus, ils ne tenteront pas de sortir de leur bac.

Néanmoins, il faut veiller à boucher les ouvertures qui pourraient servir de sortie... tout en ménageant une ventilation suffisante, à l'aide de tissu pour moustiquaire, par exemple.

Les vers produisent des quantités impressionnantes de cocons le maximum est atteint pour une population de 25 vers par litre de matière.

Les populations plus denses sont moins fertiles, ainsi il y a une autorégulation partielle.

Si vous obtenez trop de vers, vous pouvez toujours les utiliser pour la pêche ou pour l'amorçage du vermicompost d'un voisin ou simplement les relâcher dans la nature ou nous les vendres non triés.

Le récipient :

On peut utiliser un bac à vers du commerce, on en trouve certains munis d'un couvercle et d'un robinet en dessous.




Ce type de modèle permet de récupérer les liquides excédentaires, qu'on pourra utiliser comme engrais pour les plantes (il faut alors !e diluer à 10%).

L'obscurité et l'humidité sans excès à l'intérieur de ce bac conviennent parfaitement aux vers.

Actuellement, il y a deux types de vermicompostières disponibles sur le marché :

Le vermiposte :

un système à étages plus élaboré et plus pratique, lorsque le compost est mûr, on retire l'étage inférieur, on le vide et on le remet au-dessus de la pile.





Ce montage possède aussi un robinet.

Le fût, une poubelle munie d'un robinet pour évacuer les jus et qui coûte de 85 € (23 litres) à 115 € (90 litres). Ce système est relativement peu pratique car, lorsque le compost est mûr, il faut retourner le fût pour le récupérer.




Il est également possible de construire sa propre Vermicompostiére il vaut mieux construite un récipient large et pas très haut (20 à 30 cm), ce qui permet une meilleure aération, il faut prévoir un couvercle ou un tissu humide à placer au dessus ainsi que des trous d'aération.

Pour une famille de 2 personnes une boîte en bois (ou en plastique) de 20 crn X 60 cm X 60 cm suffit pour une famille de 4 à 6 personnes il faudra une boîte de 30 cm 60 cm X 90 cm.





On peut aussi réutiliser une boîte en frigolite récupérée chez un poissonnier.

Un système à étages, du type Can-O-Worms est également facile à réaliser : il faut pour cela disposer de bacs qui peuvent s'empiler (disponibles dans des magasins de bricolage).





Le bac du bas sert à récolter les jus les deux bacs supérieurs sont percés de petits trous dans le fond, qui permettent l'écoulement des liquides sans provoquer la chute des vers dans l'étage inférieur.

Un couvercle surmonte le tout pour empêcher les vers de sortir et éviter qu'ils ne soient dérangés par la lumière. Les joints entre les bacs sont colmatés afin d'empêcher une chute ou une fuite éventuelles des vers.

Dans ce système à étages, lorsque le bac du premier étage est complètement rempli, on ajoute un deuxième étage avec un peu de litière.

Le vers vont progressivement coloniser ce deuxième étage et abandonner le premier étage. Il ne reste plus qu'à retirer le premier étage pour récolter le vermicompost et recommencer l'opération lorsque le bac restant est rempli.

En été, on peut aussi vermicomposter au jardin, on peut par exemple creuser une tranchée peu profonde que l'on tapissera de grillage (1cm ), afin de protéger les vers des taupes, des oiseaux, des hérissons et des musaraignes.

Le fossé sera alors rempli de litière, de déchets, ensemencé de vers et couvert au moyen d'une bâche perforée (attention à la stagnation d'eau !).

La litière:

Les vers ont besoin d'une litière qu'ils vont manger petit à petit, une litière constituée de matériaux structurants (voir notre boutique).

La litière se fabrique en utilisant du terreau, du broyât de branches ou des petits morceaux de paille, de feuilles d'arbres, de carton ondulé, de papier journal de bactéries (voir notre boutique).

Il faut laisser tremper la litière préalablement dans de l'eau ou l'humidifier abondamment une fois en place (environ 3 fois le poids de la litière en eau). Il faut aussi ajouter à la litière un peu de terre qui servira d'abrasif aux gosiers des vers.

Mise en oeuvre du vermicompostage à l'intérieur :

Il faut d'abord placer une couche de 10 à 15 cm (selon la hauteur du récipient) de litière humide dans le récipient,

On peut ensuite introduire les vers, idéalement un millier (ou 500 grammes) pour commencer.

il faut un temps d'acclimatation pour le vers (deux semaines environ), ne mettez pas encore de déchets pendant cette période, sauf du marc de café en petites quantités.

Ensuite, il faut couper les déchets de cuisine en morceaux, les enfouir dans un petit trou que l'on aura fait dans la litière, reboucher ce trou et refermer le couvercle du bac à compost.

Le lendemain, on pourra faire de même à un endroit différent, on fera ainsi le tour du bac.

On peut aussi simplement couper les déchets de cuisine en petits morceaux et les déposer en surface, ensuite on ajoutera une fine couche de litière supplémentaire.

On ne doit voir aucun déchet en surface.

De temps en temps, il faut contrôler et ajuster l'humidité de la litière qui doit être celle d'une éponge essorée.

Pour quels résultats ?

Au bout de 3 mois (parfois plus, cela dépend des conditions de température, d'alimentation, d'humidité et d'aération énoncées plus haut), la litière est transformée en vermicompost.

Le vermicompost est riche en éléments nutritifs pour les végétaux (azote, phosphore, potassium, calcium et magnésium) et en oligo-éléments :

voir fiche analyse chimique

Cuivre, fer, manganèse, zinc...). Il améliore l'aération, le drainage et la structure du sol.

Par ailleurs, le vermicompost est relativement neutre (pH = 6.2) et n'a donc pas tendance à acidifier le sol.

C'est un amendement idéal à ajouter au terreau des semis, des paniers suspendus, des bacs à fleurs ou à aromates et autres plantes d'intérieur

II ne faut pas s'effrayer des quantités de compost que l'on pourrait produire car le compostage est un processus qui permet de réduire la quantité de déchets organiques :




Le seule réseau international de vermicompostage | info@breizhconsulting.com

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